CAISSE POPULAIRE SAINT-CHARLES

admin Uncategorized August 29, 2017

Léo Paquette, Paroisse Saint-Charles, Vanier, Ontario, 1908-1988. Vanier (Ontario) : Entreprises Jeanneville, 1992, p. 177.

À l’origine, la Caisse accordait des prêts à ses membres pour financer l’achat, la construction ou la réparation de maisons. Léo Paquette écrit que le curé Barrette « compara la coopérative à une famille où tous les membres travaillent en pleine harmonie pour le plus grand bien de tous. » (Léo Paquette, Paroisse Saint-Charles, Vanier, Ontario, 1908-1988. Vanier (Ontario) : Entreprises Jeanneville, 1992, p. 79.)

 

Fondée en 1941, la Caisse affichait en 1968 un excédent de plus de 2 millions de dollars. En 1992, quelque temps après la publication de Léo Paquette sur l’histoire de la Caisse, l’institution est renommée Caisse populaire Vision pour poursuivre ses activités au 99, avenue Beechwood, à l’intersection des avenues Beechwood et Champlain. En janvier 2013, la Caisse populaire Vision est fusionnée à la Caisse populaire Rideau pour devenir la Caisse populaire Rideau-Vision, qui compte aujourd’hui des points de service au 147, rue Rideau et au 520, chemin Montréal.

 

Au cours de la même période, de nouvelles caisses s’établirent à Notre-Dame-de-Lourdes et à Saint-Charles; la Caisse populaire Notre-Dame-de-Lourdes sera fusionnée par la suite à une autre caisse pour former la Caisse populaire Trillium, à Orléans. L’implantation de la Caisse populaire Saint-Charles, quant à elle, incitera l’ouverture d’autres succursales dans le secteur Vanier, contribuant à une tradition commerciale axée sur des entreprises communautaires et coopératives tant à Vanier que dans la grande région d’Ottawa.

Le marché Beechwood en été. Crédit photo : Chris Penton.

Bien qu’il n’existe plus de caisse populaire dans le secteur Saint-Charles, le marché Beechwood perpétue encore aujourd’hui l’esprit communautaire qui caractérisait jadis la caisse de Saint-Charles. Le marché est devenu un point de rencontre pour les familles, les aînés et les milléniaux, et l’ancienne église Saint-Charles en constitue une solide toile de fond. Bien que le marché ne soit pas officiellement exploité en tant que coopérative, les vendeurs y développent ensemble les produits et les campagnes de promotion, dévoués à recréer l’ambiance d’autrefois.

 

Remerciements

Cette capsule historique a été élaborée et rédigée par Sara Hollett comme complément aux kiosques sur l’histoire de la capitale, un projet signé Ottawa 2017 mené par le Musée de l’histoire ouvrière. Elle fait partie de travaux de cours entrepris dans le cadre du séminaire d’études supérieures du professeur David Dean sur les musées, l’identité nationale et la mémoire collective (département d’histoire de l’Université Carleton). Mme Hollett tient à remercier le Muséoparc Vanier, tout particulièrement la conservatrice Janik Aubin et le gestionnaire de la recherche Yanick Labossière, ainsi que le gestionnaire du Marché Beechwood Chris Penton, de leur soutien.

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