LA PRISON D’OTTAWA

admin Uncategorized July 6, 2017

Crédit photo : page Facebook de l’auberge HI-Ottawa Jail (www.facebook.com/hiottawajail)

Voyant Ottawa (appelée Bytown à l’époque) prendre de l’expansion, le comté de Carleton a jugé qu’une nouvelle prison était nécessaire. En 1861, la prison de la rue Nicholas a vu le jour. Elle a accueilli des hommes, des femmes et des enfants, peu importe leur infraction, pendant 110 ans. Construite en calcaire et dotée d’arches et de colonnes, la prison était considérée comme un modèle en son genre : spacieuse, bien aérée et chauffée.

Crédit photo : page Facebook de l’auberge HI-Ottawa Jail (www.facebook.com/hiottawajail)

Malgré sa réputation – une auteure est allée jusqu’à la décrire comme « un élément décoratif de la ville » (Blodwen Davies, Ottawa, n.d., p. 85) –, les prisonniers étaient confinés dans de petites cellules (0,3 mètre sur 2,7 mètres) et les fenêtres sans vitre faisaient en sorte qu’uniquement des barreaux les séparaient des éléments extérieurs.

Archives de la Ville d’Ottawa, registre d’inspection de la prison du comté de Carleton, 1874-1907. 64 D 91. Boîte A2013-449.

Nous en savons beaucoup sur la vie des détenus pendant les années 1870 et 1880 grâce à un registre d’inspection de la prison. Les rapports des inspecteurs donnent un aperçu du fonctionnement interne de la prison et des vies de certains prisonniers.

Sur ces pages, nous lisons (d’en bas à droite de la page 27 jusqu’à en haut à gauche de la page 28) : « [Traduction] Il a une fois de plus été question du cas de Margaret Dogherty qui, en raison d’un comportement scandaleux, est constamment punie; étant maintenant attachée à la porte de sa cellule. Bien qu’à proprement parler cette femme n’est peut-être pas folle, il ne fait aucun doute qu’elle est un bon sujet pour un asile. »

Dans cette inscription du 7 mai 1881, dont un extrait figure sur notre kiosque, l’inspecteur a rapporté qu’il y avait 33 prisonniers dans la prison (12 hommes et 21 femmes) condamnés pour des crimes comme larcin, délit mineur, vagabondage, infliction de lésions corporelles (« coupure et blessure ») et prostitution. Une femme « était en attente de procès pour dissimulation de naissance » et une autre était décrite comme « une démente inoffensive attendant une place à l’asile de Kingston ».

Crédit photo : page Facebook de l’auberge HI-Ottawa Jail (www.facebook.com/hiottawajail)

La prison a été fermée en 1972, car ses conditions étaient considérées comme inhumaines. Des prisonniers jugés non violents ont restauré l’édifice, qui est devenu l’auberge HI-Ottawa Jail. Celle-ci est maintenant le principal sujet de la randonnée « Crimes et châtiments » offerte par les marches hantées Haunted Walks d’Ottawa.

Remerciements

Cette capsule historique a été élaborée et rédigée par Mme Sarah Chelchowski comme complément aux kiosques sur l’histoire de la capitale, un projet signé Ottawa 2017 mené par le Musée de l’histoire ouvrière. Elle fait partie de travaux de cours entrepris dans le cadre du séminaire d’études supérieures du professeur David Dean sur les musées, l’identité nationale et la mémoire collective (département d’histoire de l’Université Carleton). Mme Chelchowski tient à remercier M. Ross Rheaume dont l’œuvre orne le kiosque, M. Jeff Delgado, auberge HI-Ottawa Jail, Mme Claire Sutton, Archives de la Ville d’Ottawa, et Mme Monica Ferguson, salle de ressources d’Ottawa de l’Université Carleton dans la bibliothèque MacOdrum.

Nous remercions les Archives de la Ville d’Ottawa de nous avoir autorisés à utiliser les images du registre d’inspection de la prison et nous reconnaissons l’utilisation d’images de la page Facebook de l’auberge HI-Ottawa Jail. Nous saluons également l’appui de Mme Megan Michie, Ville d’Ottawa, de Mme Marie-Soleil Bergeron, Ottawa 2017, de M. David Chernushenko, conseiller, et de la zone d’amélioration commerciale du Glebe.

Les capsules des kiosques sur l’histoire de la capitale ont reçu le soutien du Programme d’investissement des arts, de la culture et du patrimoine d’Ottawa 2017 (géré par le Conseil des arts AOE, le Conseil des arts d’Ottawa et le Conseil des organismes du patrimoine d’Ottawa).

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